Sea Of Cowards, nouvel album de Dead Weather
Sea Of Cowards, nouvel album de Dead Weather
14/05/10 - 17:56
par Thomas N. Tardin
Catégorie(s): Chroniques
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Pour ceux qui ne sont pas au fait de l’actualité musicale, The Dead Weather est un supergroupe Américain (mélange de plusieurs types connus de groupes connus, comme les Yardbirds par exemple) composé de Jack White, ex guitariste-chanteur des White Stripes et des Raconteurs, qui tient les futs (pas de bière, mais de batterie), Jack Lawrence, lui aussi des Raconteurs, bassiste, de Dean Fertita, de Queens of the Stone Age, guitariste de son état, et enfin, de Alison Mosshart, chanteuse et guitariste des Kills.


Deuxième album du groupe Sea Of Cowards se fait remarquer par sa pochette à l’ambiance assez sombre, décalée aussi, faisant penser à la période « crise mystique » de Jack White (lorsqu’il était dans les Stripes. Dans la lignée de l’album précédent. Un coté macabre et décalé sympathique (un néophyte pourrait cependant penser qu’il s’agit d’un groupe de Métal).
La durée des chansons est standard pour du rock. Entre 2′40  » et 3′45 ». On n’a théoriquement pas le temps de se lasser de la piste en cours. Et c’est un format adapté FM (non, ils ne passent sur aucune radio française, par contre tournent sur les radios américaines).
Première impression: aucun doute, c’est bien Jack White qui est l’instigateur de ce groupe. Le son de la guitare et le style de jeu, bien que ce ne soit pas lui qui joue, a un coté « gras » que l’on retrouve dans le son des Stripes. Mélangé au jeu assez typé Stoner Rock (guitare très lourde dans la couleur sonore) de Dean Fertita.
J’écoute la première piste de l’album, intitulée Blue Blood Blues. Une structure intro/couplet/refrain. Jack White est au chant, Alison Mosshart fait des chœurs dessus. Trois riffs différents en tout dans le morceau. C’est bien dans un sens ou la mémoire auditive directe identifie facilement. L’inconvénient est le fait que la réécouter plusieurs fois en dégoûte rapidement.
Hustle and Cuss: deux riffs efficaces répétés en boucle, mais la voix de Mosshart, teintée de reverb est agréable à écouter pour son timbre. La voix, d’ailleurs, est traitée comme les autres instruments, elle n’est pas mise en avant de manière caricaturale mais est entremêlée d’autres sonorités. Un gros travail sur le son est effectué.
The Difference Between Us nous change peu par rapport à ce que nous avons précédemment dit. C’est un album relativement lassant du fait de son homogénéité.
I’m Mad, qui est pour l’instant ma préférée de l’album car ayant une dynamique que j’apprécie, nous fait remarquer au passage que l’album a été enregistré en stéréo. Finalement Die By The Drop me plait plus. Pas grand chose de plus à en dire. C’est dynamique, c’est simple, accessible, ne demande pas un grand effort intellectuel de prime abord, puis invite à l’écoute plus attentive pour comprendre les subtilités techniques musicales, le plus gros du travail a été effectué sur le plan de la couleur sonore. C’est pas inintéressant à écouter, ça peut être calé dans une playlist rock de milieu de soirée et ça peut même donner des idées à tous ceux qui sont guitariste. Certains morceaux, comme par exemple Gasoline ont une touche d’orgue donnant un petit coté « expérimental » (en réalité, petit bricolage electro).

Un album vraiment (trop) homogène. Il ne dure que 35 minutes en tout et a commencé à me lasser à partir de la piste 3. Dommage, car le premier album, par son hétérogénéité plus prononcée était meilleur. OR, le cap du second album, difficile souvent à négocier, peut être fatal pour un groupe! (ouh la vilaine phrase cliché) Sauf que ça, ça fonctionne uniquement avec un petit groupe. Pas avec un groupe de Jack White et Alison Mosshart. Donc j’attends le troisième album pour voir si je les pourris vraiment la prochaine fois ou pas. Album décevant donc.
Musicalement, je vous salue!

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