Live de The XX @ l'Olympia
Live de The XX @ l’Olympia
15/06/10 - 18:19
par Marine T. Nusbaumer
Catégorie(s): Chroniques
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La niouseuse est sortie de sa grotte aux news et vous parle ici du live des XX, qui a eu lieu le 14 juin, à l’Olympia.

Je partais avec une appréhension: Vais-je me faire chier comme un rat mort à ce concert? Je l’avoue, ce n’est pas le concert où l’on se prépare à trouver un public et un groupe avec une ambiance digne des Hives, par exemple, c’est sûr. Mais moi, j’ai l’amour du risque, le risque de m’ennuyer.
Arrivée à 18h devant la salle, une quinzaine de personnes attendent, allant du cadre moyen aux groupies de 14 ans en passant par le petit couple venu en amoureux assister au concert. Les portes s’ouvrent vers 18h30, on pénètre dans la salle. Youpi, nous sommes un trentaine, on s’assoit, on discute, on mâche du chewing-gum pour patienter, et surtout, l’on regarde la salle se remplir petit à petit, lentement mais sûrement. On note un pic d’arrivée à 19h40. La salle est comble.

A 20h et quelques, la première partie se lance. Ponctuel me dis-je. Une première partie au nom de Mount Kimbie, dévoilée en lettres rouges sur la devanture de l’Olympia. J’avais eu beau écumer tous les sites possibles et imaginables, je n’étais pas parvenue à trouver cette première partie, la
surprise était bien gardée.

Arrivent donc sur scène deux bonshommes en chemises, une table de mixage arborant fièrement un mac, ainsi qu’une caisse claire de batterie et une Ibanez électrique. Cela me plait bien. Ils se mettent à jouer, et l’on découvre un son électro atmosphérique, planant. Le public a l’air d’apprécier, écoute attentivement. Chacun des deux hommes sont concentrés, l’un tremble. C’est vrai que ce n’est pas rien de jouer en première partie d’un des groupes hype du moment, dans une salle mythique, devant un public qui ne vous connaît pas. Le set se poursuit, certaines sonorités évoquent les XX (tiens donc) mais pas de copiage banal. Un des types se met parfois à chanter, puis se remet à sa table de mixage. Fini. Déjà? Cette première partie m’a bien plu, je vais les suivre de près ces deux zozos. (On les retrouve sur leur Myspace)
« L’Olympia vous offre 20 minutes d’entracte. » Ô joie! On reste debout, je ne lâcherais même pas ma place située au second rang dans la fosse contre une clope. Sur scène, on s’affaire pour virer ce qui composait la première partie, laissant devant nous un grand rideau blanc. Mes amis et moi nous fîmes une réflexion des plus intelligentes: « Dis-donc, ça doit être galère à replier cette connerie ».
21h, les lumières s’abaissent peu à peu, le noir envahit la salle. Puis un « X » vient illuminer ce rideau obscurcit. La salle se chauffe, on attend impatiemment les XX, on les attend depuis que l’on a ses places, c’est-à-dire depuis février, ou 4 mois, ou à peu près 120 jours. Les ombres du groupes viennent alors se projeter sur ce rideau monumental, ils commencent alors par le commencement: le groupe joue l’intro de l’album. Le son est fidèle à l’album, mais cette disposition avec ce rideau sur scène nous impressionne.

L’intro se termine, et le rideau tombe, dévoilant alors les 3 membres des XX, fort extravagants en étant tout de noir vêtus, souriant. Le centre de la scène est alors occupé par les deux tables de mixage, arborant toutes deux fièrement un X lumineux. Ils enchaînent alors de suite avec un Crystalised, lui aussi fidèle à l’album, mais le public semble apprécier, il apprécie aussi le jeu de lumière sur scène, rendant une atmosphère planante à la salle. On enchaîne ensuite avec Basic Space, le groupe n’est pas aussi statique que je ne le craignais, au contraire, le bassiste bouge de manière envoûtante, en rythme, mis en valeur par ce jeu de lumière. Les chansons se succèdent, lorsqu’arrive Fantasy, ma préférée de l’album. Un son bourdonnant, assourdissant, insupportable pour certain, surprend le public. Ce même son que l’on retrouve bien dans l’abum, mais accentué ici à un point indescriptible, comparable à l’effet d’un grondement de tonnerre. Insupportablement audacieuse, ce sera aussi de loin ma préférée du set. Arrive ensuite VCR, pour apaiser les oreilles fragiles du public. Entre-temps, Romy, la chanteuse, nous lance que c’est l’anniversaire d’Oliver, le bassiste. L’Olympia entonne alors un ‘Happy Birthday to you’. L’ami Oliver tente alors de baragouiner quelques mots en français, auxquels personne ne comprit un traître mot, mais on l’excuse, his french is not very good.


Les chansons se succèdent, puis la fin arrive. Le groupe repart, la salle reste dans l’obscurité: il y aura un rappel. La scène s’illumine alors de petites spots, toujours accompagnées de ces longs faisceaux de lumière, le groupe revient, joue deux titres, le bassiste pose un instant son instrument, s’énerve sur une cymbale, puis ils repartent, remerciant le public français. La salle reste dans l’obscurité et une musique se fait entendre, planante. S’écoulent ainsi quelques minutes, puis la salle se rallume. This is the end. Le public siffle, est déçu et s’attendait à un second rappel. Cependant vous oubliez un truc les cocos: Le groupe n’a fait qu’un album, un album d’environ 38 minutes, donc rien d’étonnant à ce que le set prenne fin à 22h15. L’on se dirige vers la sortie, on marche sur les cadavres de gobelets de bière en plastoc.
Conclusion: Une première partie à surveiller, des XX égaux à eux-même donc, style épuré, musique planante, mais pas ennuyante à écouter en live. Okay, un set pas assez long, mais ils sont pardonnés.
Excusez la mauvaise qualité des photos, j’ai pourtant fait de mon mieux au niveau des réglages…
Xtrêmement livesquement, Marine T. Elite Nusbaumer

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