The White Stripes - Under Great White Northern Lights
The White Stripes – Under Great White Northern Lights
07/06/10 - 18:08
par Alexis F.
Catégorie(s): Chroniques
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“Under the great white northern lights”, le nouvel opus live des White Stripes, est sorti il y a quelques semaines. On commençait à se demander ce qu’était devenu le duo de Detroit, incarné par Jack White, son teint blafard, son jeu de guitare puissant, sa voix criarde et son ex-épouse Meg White, percussionniste, qui compose les titres du groupe…
Quand on glisse le CD dans sa chaîne, ou qu’on branche son mp3 sur ses enceintes (et non, il n’y aura pas de version cassette audio ;-) …) on a l’impression de s’être trompé d’album : et pourtant, non, vous n’avez pas acheté un album de musique celtique, c’est bien les White Stripes.

Je vais critiquer cet album en essayant de vous montrer ses bons, et ses mauvais points.

C’est donc « Let’s shake hands » qui entame ce nouvel opus, cornes muses en tête, puis quelques cris : on se doute que l’ombre ou la silhouette de Monsieur White a du être entre-aperçue. L’ambiance celtique est brutalement interrompue par la guitare trash (poubelle en anglais pour ceux qui se demandent, et je peux vous dire que l’expression est parfaite pour décrire le son de cette guitare…) de Jack. La batterie suit bien, le rythme est entraînant, mais le son est décidemment catastrophique ponctué par un espèce de rap incompréhensible. Le solo en deviendrait presque insupportable… C’est donc sur une note un poil pessimiste que je commence l’écoute de cet album…

« Blue Orchid » est un morceau très attendu et il est… crade ! Comme le reste de l’album on retrouve une égalisation bien dégueulasse. La chanson en elle-même est vraiment une réussite, ici s’exprime tout le génie de Jack et Meg : un riff rock, une batterie puissante. On regrette le manque de solo pour le coup, et c’est bien dommage… Niveau chant, on a toujours cette impression que Jack est au point de rupture, marque de fabrique indéniable du duo.

« Little Ghost » nous replonge dans l’ambiance celtique du début ! Un morceau acoustique très rythmé. Rien à redire, encore un changement de rythme sympathique, on reste malgré cela sur notre faim…

« Black Math » suit. Le son est plus correct, plus modéré niveau « craditude » (non, vous ne trouverez pas « craditude » dans le dico…), et la chanson est bonne. Du White Stripes comme on l’aime… Le changement de rythme sera apprécié des puristes et des néophytes. Pour le solo, en bottleneck, c’est du Jack White pur souche. À ce moment on se dit : « J’suis un peu rassuré mais j’en attends plus ! »

5ème titre : « Union Forever ». LE morceau posé, réfléchi, le moins rock certes, mais il y a un bon équilibre entre les moments puissants et plus calmes. En plein milieu, Jack se transforme en membre de Run DMC et nous lâche un flow bien rythmé, pour reprendre dans la « craditude » et enchaîner sur un orgue. Je crois que l’orgue sauve un peu cet album… Union Forever est, je crois, un des morceaux références de cet album.

On poursuit avec le fameux « Ball & Biscuit », et on retrouve nos messies : à savoir l’orgue et le génie de Jack White, alliés à une bonne communion avec le public (et je pense que ce facteur fait pleinement partie du jeu sur ce genre de live…). Enième solo crade pour monsieur Jack White (on se rapproche d’un record du monde là je crois…). La qualité du son est vraiment décevante.
Le tant attendu « Icky Thump » est une réussite sur l’album, tout y est. Rien à redire, un autre morceau référence pour le duo de Detroit : l’ambiance crade est très maîtrisée sur ce morceau, même le solo plaît.

« I’m slowly turning into you ». C’est à ce moment qu’on dit “Waow.” LE VOILÀ le morceau qu’on attendait ! On continue sur la bonne lancée de Icky Thump, et ça nous plaît…

Je vais clore cette chronique sur … (rrrrrroulement de tambourrrrr ) : Seven Nation Army. C’EST DU RECYCLE ! Il serait temps que Jack White passe à autre chose, et nous montre qu’il sait faire sans ce tube, c’est du moins mon avis, et peut être que quelques uns y trouveront leur compte…

Voilà un bel échantillon de ce que vous pouvez trouver sur cet album : du crado et du White Stripes. Pour ma part je reste un peu déçu, d’une part par la qualité moyenne, voir médiocre sur certaines chansons, et la monotonie qui nous pousse à changer de CD… Si vous ne connaissez pas trop les White Stripes, ne commencez pas par cet album, vous risqueriez d’être déçu. Si vous êtes un aficionado, vous allez reconnaître, chanter, faire du air guitar, bref, vous allez presque aimer, mais rester sur votre faim et ressortir vos bons vieux albums studios, qui valent plus le coup.

En bref : c’est bof…

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