L’Islande, petit état insulaire, perdu dans l’Atlantique Nord, principalement connu pour les caprices de son volcan « Eyjafjöll », connaît ces derniers mois une nouvelle éruption.
Provoquée par deux magiciens répondant aux doux noms de Rosa Birgitta Isfeld et de Einar Tonsberg, celle-ci n’est pas de nature volcanique. Ici pas de lave en fusion, ni de cendres incandescentes, mais une explosion musicale nommée Feldberg.
Formé en Janvier 2009, ce duo islandais s’est d’abord donné rendez-vous de manière hebdomadaire, tous les mardis soirs, pendant plusieurs mois. Une approche pour le moins organisée de la composition, leur laissant tout de même un temps conséquent afin d’avancer chacun de leur côté pour se retrouver et façonner une musique atypique.
Un an plus tard, les premiers morceaux de Feldberg viennent se poser en Europe, portés par une brise glaciale. Rapidement repérés par le magazine musical gratuitde Brighton, XYZ Magazine, qui dit d’eux: « If Daft Punk were human, this is what they would sound like. », ainsi que par Gildas Loaec, créateur de Kitsuné, chargé du label, qui leur offrira une place dans la compilation Kitsuné Maison 9. Celui-ci ne s’y trompera pas, puisqu’au final Dreamin’ , relève le niveau d’une compilation, neuvième du nom, plutôt décevante.
Mais revenons-en à Dreamin’, il s’agit là d’une vraie merveille, qui ne se décollera plus de vos tympans une fois qu’elle les aura effleurés. Mélodie apaisante et entêtante, voix douces, sucrées, et toutes autant envoûtantes, vous voici plongés dans le monde de Feldberg. Si l’on ajoute à cela des paroles certes mielleuses mais néanmoins magnifiques, on obtient une sublime « pop song ».
Il y a encore quelques semaines voilà ce que représentait Feldberg à mes yeux, et surtout à mes oreilles, deux islandais au talent immense, mais dont on attendait encore plus après un premier titre magnifique (et c’est un euphémisme!).
Or, depuis quelques jours, après avoir contacté leur manager pour une requête (dont vous ne saurez rien de plus pour l’instant) lié au duo islandais, celui-ci m’a très gentiment envoyé « Don’t Be A Stranger », premier album de Feldberg, sorti il y a quelques jours au Royaume-Uni, mais dont la sortie en France reste suspendue à une signature avec un label (en attendant on trouve quelques chansons sur leur myspace et sur youtube…).
Après une première écoute, j’en suis désormais sûr, Feldberg c’est du bon, du très bon. 10 morceaux (dont Dreamin’, ça tombe bien on ne s’en lasse pas!), pas un à jeter. Je découvre avec grand plaisir que mes deux chers islandais n’excellent pas que dans un genre « pop ». Folk, soul, électronique, cet album donne un large éventail des capacités de ce duo dont on ne sait jamais s’il est fait de feu ou de glace.
On retrouve quelques petites merveilles comme Farewell, douce balade pleine de mélancolie, Eleven, chanson la plus sombre (mais néanmoins superbe) de l’album où la voix de Rosa porte à elle seule ce morceau, ou encore Love Me Tomorrow, qui avec ses sonorités plus électroniques séduira les amateurs de sons plus « musclés ».
Cependant il est vraiment difficile de dissocier certains morceaux de cet album, oeuvre complète, révélatrice du talent de deux islandais encore inconnus il y a quelques temps, mais dont vous ne pourrez bientôt plus vous passer.
Feldberg nous livre un album magnifique et dont on regrettera seulement sa courte durée (36mn). Un premier album à l’image de l’Islande, forgé par le feu, et taillé dans la glace.
Thank to Charles Gadsdon.











Samedi 21 août 2010 - 21:54
Ye confirme cé qué lé monsieur dit.
Dimanche 22 août 2010 - 14:05
Bien ton article Romain :)