Jamaica, c'est sans problèmes.
Jamaica, c’est sans problèmes.
31/08/10 - 11:48
par Paul B.
Catégorie(s): Chroniques
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Les ex Poney Poney, désormais renommés Jamaica et produit par Xavier De Rosnay (et Peter J. Franco), le type à la moustache qui balance du lourd avec Justice, nous envoient dans un monde où les sons naturels n’ont pas cours, où guitares se confondent avec synthétiseurs dans une joyeuse folie, et où le rock apprend de l’électro, ce que la pop ne pouvait lui enseigner.

Vous l’aurez compris, je l’espère, Jamaica n’est pas un groupe de reggae, et encore moins un groupe un tant soit peu orthodoxe. Antoine (Hilaire) et Flo’ (Florent Lyonnet), désormais accompagnés par David Aknin, leur nouveau batteur, ne s’arrêtent pas aux limites du rock alternatif actuel. Ils en dépassent carrément les bornes, à coups de riffs de guitares effreinés à l’apogée de la distortion mélodique.

Jamaica

Alternant balades électro-folk et chefs d’oeuvres électronique aux rythmes endiablés, Jamaica souffle à vos oreilles la douce idée que, définitivement, personne n’a déja fait la même chose qu’eux ! Deezer le dit d’ailleurs très bien sur la page du groupe : « Aucun artiste similaire ».

Vous vous souvenez sûrement des deux extraits parus sur la toile avant la sortie de l’album, I Think I Like U 2, dont le très bon clip réalisé par So Me (l’excellent graphiste d’Ed Bangers Records) avait créé un véritable « buzz » sur Youtube, et Short And Entertaining, qui ne dévoilaient, en fait, qu’une infime partie du potentiel immense de ces deux jeunes hommes.

No Problem est un chant rapide, une course folle derrière un rythme inarretable et un coup de jus incroyable à la fois. Basées sur une batterie imposante et omniprésente, ainsi qu’une guitare énergique doublée d’un chant accrocheur, les sonorités novatrices créées par Jamaica sont entrainantes et entêtantes.

L’excellent Short And Entertaining, selon moi, meilleur morceau de l’album, est vibrant d’émotion. Suintant de force et de puissance, transpirant de phéromones, emballé, c’est pesé ! Les 10 premières secondes, bien que saccadées par l’intro de guitare inattendue, donnent le ton du reste de ce brillant hymne au pogo, et au défoulement en tout genre. Cette puissante envie de bondir sur place, vous la ressentez aussi ?

Cet album est un calvaire à décrire : du fait de son côté novateur, il n’y a pas de mots assez juste pour définir ce que font ces mecs, mais pourtant une foule d’images se bousculent dans mon esprit… Des scènes enfumées, plongées dans une semi obscurité, se dressant face à 10.000 mecs en transe. Et chacun dans l’entourage du groupe s’accorde à prédire cet avenir à Jamaica, à tel point leur potentiel est grand. De Rosnay lance ses deux poulains dans une tournée intercontinentale, à travers l’Europe et les USA, mais sans passer par la Jamaïque.

Pour écouter l’album cela se passe ici

  • Thomas N. Tardin
    Dimanche 05 septembre 2010 - 16:12

    Le plus gros appel au pogo de l’album est cross the fader plutôt, non?

  • Paul B.
    Dimanche 05 septembre 2010 - 20:01

    Moi, j’écris cet article, je suis un gros con imbu de lui-même qui ne supporte pas qu’on le contredise, même si c’est constructif, qui ne peut, par ailleurs, pas concevoir que le point d’orgue de l’appel au pogo soit la chanson qui ouvre l’album, tout simplement parce que ça ruine toute l’idée de montée en puissance que je soutiens dans cet article, et j’t'emmerde :)

  • Thomas N. Tardin
    Samedi 11 septembre 2010 - 13:10

    ouais mais c’est la plus puissante, même si c’est l’entrée en matière. Declare Guerre Nucléaire des Hives fait la même chose sur l’album Veni Vidi Vicious. En plus je suis plus imbu de moi même que tu ne l’es. Et pour avoir vécu nombre de pogos depuis mes 13 ans j’ai raison. Et toc.

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