A seulement 22 ans, James Blake, est devenu en 2010, l’un des artistes les plus appréciés de la blogosphère musicale. Ses EP « Klavierwerke » ou « CMYK » sont des perles d’un genre nouveau, qu’on qualifie de Post-Dubstep, ou encore de Dubstep-Expérimentale, bien qu’en fait, on n’en sache trop rien… Pour les néophytes, vous devez absolument découvrir cet artiste, pour les autres, vous savez déjà de quoi je parle.
James Blake revient en ce 7 Février, avec un album éponyme, encore plus déroutant que ses précédentes merveilles. Avec un style propre à lui même, il offre une musique parfois très épurée (synthé-piano-voix, la voix servant parfois même de synthé) mais pas pour autant facile.

Pour beaucoup, néophyte comme fanatique, l’album apparaîtra comme inécoutable, et très déroutant la première fois. Mais comme très souvent les albums d’un genre nouveau doivent être digérés pour s’en faire un avis objectif. Je pense qu’après maintes écoutes, je peux à présent en faire une critique.
« Unluck’ » introduit l’album de manière parfaite. Ceux qui s’attendaient à en prendre plein les oreilles, à la manière d’un « CMYK » vont être surpris. Une simple nappe de synthétiseur, une voix et des beats déstructurés et minimalistes, voilà ce qu’il vous attend.
C’est calme, très sentimental et expérimental, presque angoissant. Nous n’avons pas à faire au nouvel album d’El Guincho… Mais plus au prolongement d’un album comme « North » de DARKSTAR. On s’attend parfois à ce que des titres comme « The Wilhelm Scream » décollent ou explosent, mais c’est toujours une atmosphère pesante qui règnera sur l’album.
James Blake – The Wilhelm Scream from Alexander Brown on Vimeo.
« Limit To Your Love ». Ce titre mériterait un article à lui seul. Il scinde l’album et créé un break. Cette reprise de Feist, qui reprend en fait seulement son refrain est un coup de génie qui contraste aussi avec l’atmosphère pesante de l’album. Bien qu’il est possible qu’en l’écoutant pour la première fois, vous vous la repassiez en boucle jusqu’à en être rassasié.
« To Care (Like You) » et « I Mind » sont les deux perles de l’album, minimalistes, savamment construites, toujours sur le fil. James maitrise parfaitement son sujet, créé un nouveau genre, et s’en installe comme l’instigateur.
Un très bon album, bien que sans doute trop expérimental ou personnel pour en faire un chef d’oeuvre. James Blake a su se détacher de ses copains de Mount Kimbie et se faire une place unique dans le vaste monde de la musique…









