« Le cheveu est un élément de la pilosité humaine qui pousse sur le sommet de la tête. »_ Wikipédia.
07/03/11 - 21:08
par Thomas N. Tardin
Catégorie(s): Chroniques
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Cheveu, au singulier est un trio bordelais formé en 2003. Composé de Etienne Nicolas à la guitare, Olivier Demeaux aux claviers et boites à rythmes et de David Lemoine au chant. Bien que français, c’est outre-atlantique qu’ils eurent leur premier noyau de fans avant d’être distribués en France par Born Bad Records. Cet album aux teintes coldwave, psychédélique mêlant électronique et organique nous rapproche aussi par certaines sonorités d’un esprit relevant de l’indus dans le froid qui se dégage des rythmiques obsessionnelles presque malsaines de cet album.

Et on commence l’album avec Quattro Stagioni. Un morceau au beat surchargé soulignant les lignes de guitare et de clavier (aux sonorités de violon) lorsque celui-ci s’arrête, noyant un chant dans les graves en reverb formant une masse sonore agissant par flux et reflux essentiellement délimités par les différents beats. Ça reste froid, c’est le but, et ça donne le ton de l’album.

Charlie Sheen est découpé en séquences assez calmes, avec un chant dans une premiere partie obsessionnel, dans une seconde torturée par des hurlements. Bon morceau même si je ne l’ai pas aimé. No Birds est plus calme, avec une rythmique de basse au clavier se mêlant bien avec une guitare parfois très distortionnée et des riffs au violon ayant plus l’apparence de pêches que de véritables mélodies. Pêches ou nappes, selon le moment du morceau. Le chant fait penser a Bauhaus. Ce morceau illustre assez bien l’impression du travail du son du groupe, beaucoup dans la recherche et l’assemblage de sonorités qui au premier abord ne sembleraient pas aller ensemble.

Impossible is not French est beaucoup plus speed, répétitive et froide, un peu dans le style des Horrors. Ce qui fait qu’elle est bien. On peut ressentir aussi l’influence de groupes comme Cabaret Voltaire.
On trouve un espèce de mélange rap et coldwave dans Sensual Drug Abuse. On ne sait pas si c’est un groove froid ou l’inverse.

Show! Ressemble à du Horrors et est l’un des meilleurs morceaux de l’album avec Ice Ice Baby. Ils s’inscrivent parfaitement dans la veine de sonorités comme Bauhaus, Cabaret Voltaire ou même Joy Division, sauf que Ice Ice Baby renoue avec le flow froid déjà observé précédemment.

Beaucoup plus de sonorités électroniques dans Push Push in the Bush Bush. Morceau plus calme, les nappes d’une teinte rappelant l’orgue donnent une sonorité et une harmonie intéressante.

Like a Dear in the Headlight a une structure couplet refrain. Répétitive et froide, on adhère. Elle est suivie sans interruption par The Return Game, revanche de la biche précédente? Peut-être. En tout cas elle fait un peu penser aux Cramps, ou a la limite aux Horrors avec l’effet « mégaphone » et les cris « Revenge ».

La fin de l’album arrive. Ou plutôt le début. Désolé de l’introduction minable mais le morceau s’appelle La Fin au Début, sur lequel je ne dirai rien parce qu’il ressemble aux précédents. Il est suivi de My First Song titre énergique qui me semble moins froid que les autres. Le beat est entrainant, la voix caverneuse et le riff de guitare est puissant. A moins que le coté entrainant soit dû au fait de vouloir danser frénétiquement l’epilepsy dance dans le style de Ian Curtis, ce morceau semble plus  « chaleureux » .

L’album s’achève sur le titre Bonne nuit chéri. Plus calme, les lignes de violon suivies des nappes puis d’un chœur achève cet album annonçant une sorte de renouveau du coldwave.

Cet album à la fois froid et créatif à la pochette psychédélique sera au poil si vous affectionnez des groupes comme Joy Division, Bauhaus ou les récents Horrors

  • Lola
    Lundi 07 mars 2011 - 21:59

    ça sent plus les premiers Wire (Pink Flag, Chairs Missing, 154) ainsi que les Residents que Curtis et les Horrors, à mon goût..

  • cyrod
    Lundi 11 avril 2011 - 09:20

    et Pere Ubu et les Butthole Surfers ! …

  • Giles
    Dimanche 28 août 2011 - 20:07

    Sans vouloir être sans-coeur et vache.. Difficile à croire que Thomas N. Tardin connaisse Bauhaus et Joy Division. De mieux en mieux au fil des articles…
    Insipide et fadasse.

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